Salut à tous,
Ca fait longtemps que j'étais pas venu ici dis donc.
Il est là, il est bon, il est lourd, vous ne l'attendiez surement pas mais voici quand même notre nouveau son : "R.I.P." 1er extrait de notre 2e Mixtape "L'antre de la bête". Lâchez vous en lâchant vos com', com d'hab', bons et mauvais, mais on va sur des bons, tomber.
http://www.dabeast.13.fr/Mixtapes_files/R.I.P..mp3Mac, du groupe
Dabeast.
Lyrics :
OCTO+ :
Je sors mon stylo noir et oui le deuil est de rigueur
Mon rap est allongé par terre et manque de couleurs
Si on l’avait prévenu il aurait certainement eu peur
De ces membres cancéreux aussi acteurs que détracteurs
Mais le succès l’a grisé, il a baissé sa garde
Laissant une brèche ouverte, sa chute débute elle est macabre
Les métastases s’y engouffrent aussi lentement qu’un train en gare
Et sournoisement se multiplient jusqu’à devenir incontrôlables
Des débuts prometteurs, il traverse l’Atlantique
Des horloges autours du cou putain c’est quoi ces types
On a compris ton message, on t’a adopté comme musique
La connexion Paris-Marseille ici en sera le déclic
Des radios lui sont dédiées, des émissions télévisées
C’était trop prématuré pour lui qui venait d’arriver
Car au lieu de patienter il prit la bande d’arrêt d’urgence
Pour mieux bruler les étapes et écraser la concurrence
Un nouveau DRH, des erreurs de recrutement
Et sans s’en rendre compte, il rédigeait son testament
Il n’avait plus de cap seulement guidé par l’argent
La plus mauvaise des boussoles même pour le meilleur commandant
C’est le début de la décadence, les ventes chutent le style est mort
Et ceux qui t’ont torché le cul regrettent un peu ton sort
Ils avaient tous misé sur toi, pour qu’un jour tu décolles
Ils assistent à l’explosion d’un espoir en plein envol
Le naufrage est officiel et derrière toi les pneus crissent
Ton équipage se barre et déserte la bâtisse
T’as côtoyé la gloire en t’en a subi les vices
Aujourd’hui devant ta stèle,
Dabeast Rap in peace
MANIMALE :
Je regarde autour de moi, mais personne d’autre ne s’attarde
Je sais que tôt ou tard ce corps sortira du placard
Les coupables, eux, sont dehors et ne pensent pas à ton cadavre
Ivre mort et pauvre en rimes, font illusion, mais n’ont pas d’art
Et donc j’y repense, à cette année, où tu t’es vu invulnérable
Et quand j’y repense à ces damnés, fallait plus taper sur la table
Ça n’a pas de sens, vu que t’es canné, mais t’es passé de respectable
A une grosse pute, qui s’est donnée à une industrie d’incapable
Alors je gronde, sur ta tombe, car on est seuls à faire le deuil
Les autres ont juste pris leur part, en prenant part à ton cercueil
Alors j’ai honte, et je tremble, je prie pour qu’au moins ton linceul
Ne soit pas trouvé dans notre antre, et troqué contre quelques feuilles
Oseras-tu me dire encore que j’exagère sur ces gars
Qu’ils ne sont pas si mauvais et qu’ils t’aimaient autrefois
Oseras-tu me dire encore que cette pale copie de toi
Procurait du plaisir pendant que tu crevais dans le froid
J’ai assisté à sa chute, lassé, lacéré
J’ai tenté de convaincre la mort, mais mort l’a serré
Là c’est remonté que j’en parle, le temps passe mais pas assez
Pas assez d’eau sous les ponts, des bons rappeurs pas assez
A l’époque je n’étais pas fort, de l’entrainement pas assez
Je sais reconnaître mes torts, mais les autres pas assez
J’ai du mal à croire que tu gis ici à six pieds sous terre
Assis en face de ta tombe un doute me laisse un gout amer
Je ne sais pas vraiment pourquoi je me penche et creuse la terre
A mains nues j’écarte le sable, soulevant un nuage de poussières
A coups de poing, j’éclate la boite faite de fer et de bois
A ma surprise ce n’est pas toi, la pale copie du rap est là
MAC :
De ce constat vient à moi une pensé que j'avais perdu
Heureux de comprendre que toi tu n'es pas celui que j'ai cru
Si, à la lumière des flashs, il inspirait le dédain
Dans l'ombre j'ai senti que ta vraie nature se ré exprime enfin
Ce faux frère sans morale te mentait depuis des lustres
À cause de lui t'es la risée du domaine artistique, donc lutte!
Reprends possession de ce qui doit l'être, ne ménage pas
Tes efforts et ne cesse de bosser, car mourir tu ne dois pas
Tous tes membres t'appellent, tu commences seulement à les entendre
Pourtant ça fait des années qu'ils te mettent en garde de ne pas te vendre
On est tant à te suriner que sur une mauvaise pente tu glisse
Mais la lumière des projecteurs a eu raison de tes yeux, ils plissent
Il faut te fier à ton ouïe, ce sens ne t'a jamais trahi
Il faut recueillir les avis des vrais fondateurs de ta vie
Tu dois te rappeler la stature qui était la tienne autrefois
Tu dois réparer tes fractures pour qu'en toi nous reprenions Foix
Et c'est ceux que tu as délaissé qui se battent pour te redresser
Aucune rancune n'est restée, quitte à être là jusqu'au décès
Guerroient contre cet ersatz, qui ne brille que par ses strass
Ce clone a pris ta place mais ta vengeance doit laisser traces
Alors oui il reste un espoir de te voir renaître de tes cendres
Tel le phoenix, une autre bête, et c'est dans l'antre qu'il faut descendre
Pour approcher un vecteur, qui s'ajoute à cette tendance
De dénoncer l'imposteur : après ce coup, sur ses dents danse